La nuit avait été longue, comme beaucoup depuis... Pensais-tu à moi en te couchant ? Te disais-tu, comme moi, que plus jamais tu ne m'encouragerais à faire de beaux rêves...
Oui, voilà ce qui m'empêchait de dormir moi... En ce début de matinée, 6 Octobre 2008, rien n'avait changé depuis 4 mois, toujours les mêmes rêves qui me berçaient et qui pourtant me hantaient tout au plus. Je me rappelle d'Alex, qui, m'avait encouragé à aimer : " Si tu restes comme ça tu vas finir par te renfermer... Ce qui est déjà fait ". Maintenant que j'aime, je dirais que l'amour rend complètement paranoïaque, et justement terriblement seule.
Le réveil recommença à sonner, je grognai et me retournai dans le lit pour appuyer sauvagement sur le bouton d'arrêt avant de me cacher sous mes draps blancs. Puis je reportai mon attention sur le réveil : 7 H 55... J'étais en retard, rien à faire... Je me relevai péniblement, me levai, et accouru dans la douche... L'eau froide me fit trembler, je me dépêchai de sortir, enfilai vite une chemise noire, un boxer, un jean troué, délavé... Les cheveux que j'avais si mal attaché se rebellaient pour en sortir, je n'avais pas le temps d'y retoucher et sortie en courant, mon sac sur l'épaule...
La cour était déserte quand je rentrai dans l'établissement. Je soupirai, il fallait que je me confronte à la directrice et à ... à sa fille. Je calmai mes palpitations du mieux que je le pus, je n'avais même pas eu le temps de fumer pour détresser, fait chier. Je m'avançai vers l'intérieur, le lycée "BlackGod" était sens nul doute le plus populaire de toute la région... Un lycée publique, mais pas mixte... Comment ne pas avoir de penchant féminin en ressortant de cet endroit ?! Alors que je m'engouffrai dans ses couloirs mal éclairés, je me stoppai à la porte "DIRECTION", je toquai. Un ferme "entré" me parvint aux oreilles. Je rentrai avec une mince hésitation, je n'avais pas le choix, j'avais eu rendez vous... Je refermai la porte derrière moi et me plantai devant le bureau. La salle est petite, éclairée par les fenêtres qui remplissent la pièce. La femme qui est devant moi, a le visage pâle, les cheveux courts, la bouche mince, le nez crochu... une vielle peau. Elle ne fit pas attention à moi tout de suite, trop occupée à terminer un papier. Alors, une porte derrière elle s'ouvrit, révélant bien assez tôt une jeune fille de mon âge, de ma classe... Un beau petit bout de femme pour dire... Je la regardai en lui faisant un clin d'½il, elle paru effarouchée et baissa la tête. Je me retenu de rire, alors Juliette ? Où est passée la fille à qui j'ai fait l'amour il y a deux jours ?! Sa mère avait finis par être au courant. Je savais que j'allais rafler pour ça, c'était à prévoir. Enfin Mme Gauthier finit par relever la tête sur moi, ses yeux étaient livide de rage. Je retins ma respiration.
- Mlle Parks !
Elle regarda nerveusement sa montre, ses lèvres tremblaient...
- Vous êtes en retard ma chère... de 20 minutes !
Je portai mon regard sur Juliette qui continuait de contempler le sol, à croire que c'était un merveilleux spectacle...
- Je suppose que vos ébats de nuits vous ont empêché d'arriver plus tôt, non ?!
- Non, juste une appréhension.
- Oh...
Je déglutis difficilement.
- Vous savez donc pourquoi vous êtes là ? Vous êtes moins bête que je ne l'aurais cru alors !
Elle se leva subitement, je tressailli en même temps que sa fille. Mme Gauthier se plaça à pas moins de deux centimètres de mon visage et enrichie son regard :
- Mlle Parks, j'ai l'honneur de vous annoncer que vous serez avec ma fille de gré ou de force !
- Je vous demande pardon ?
Elle pouffa :
- Je vais m'exprimer autrement ma chère : je veux que vous restiez fidèle à ma fille puisque vous avez eu la gentillesse de lui montrer le plaisir purifiant de votre... votre gougnoterrie* !
Le mot vint vibrer jusque dans mes tympans, me vexant profondément, ce qui me monta le sang au cerveau, façon de parler. Je m'énervai :
- Vous ne m'obligerez pas à faire ça.
- Vous croyez ? Mon dieu quelle piteuse idée !
- Je n'ai pas de compte à rendre !
- Oh si Mademoiselle, vous avez brisé le c½ur de ma fille ! Comme beaucoup dans ce lycée !
- ...
Je ne sus quoi répondre... Pour la première fois de ma vie, je me considérais ni plus, ni moins comme Jade... Une pourriture qui ne sait que faire du mal. Je relevai mon regard sur Juliette. Celle-ci me regardait haineusement. Elle ne mentait pas, mes flirts avaient finalement valu un blocage ; l'amusement que j'avais eu avec elle, elle n'était pas de la même entente.
- Alors ?
Je reportai mon attention vers la directrice qui avait joint ses mains d'une façon presque mesquine.
- Et si je refuse ?
Elle sourit :
- Vous ne refuserez pas Mademoiselle.
- Comment en être sur ?
- N'avez-vous pas déjà connu une certaine femme qui vous a anéanti ?... Vous vous êtes PLAINTE à ma fille avec votre histoire fleur bleu, c'est ce que vous racontez à toutes les filles pour les avoir ? Vous êtes lamentable Mademoiselle... Néanmoins, vous êtes beaucoup trop fière pour vous l'avouer à vous-même, alors vous prendrez ma fille comme pour purger votre bêtise, et continuerez à croire que vous n'êtes pas comme elle... Bien que c'est faux !
Mon sang se figea, je protestai :
- Je n'ai rien à voir avec cette fille ! Ces histoires ne vous regardent pas !
- Au contraire. Quand cela touche ma famille, tout me regarde.
La tournure de la discussion se transformait en calvaire. D'une part, elle était calme et certaine, alors que moi je bondissais nerveusement à chaque parole blessantes. D'autre part, Juliette avait finit par s'avancer vers moi pour me gifler violemment, alors ma joue me cuisait.
- Je refuse tout accord.
- Vous êtes virée.
Je gloussai :
- Vous ne pouvez pas me renvoyer pour si peu, il faut une preuve concrète.
- Le certain nombre de fiascos que vous menez en cours fera bien l'affaire, croyez moi.
- Je pourrais toujours dire le vrai fait.
- Stupide intention.
La discussion s'en termina là. Je ne rétorquai rien, il n'y avait plus rien à dire. C'était bête comme situation, mais après tout, cela me pendait au nez depuis un certain temps. Être renvoyer pour une raison ou une autre, cela serait revenu au même. Je rebroussai chemin et claquai la porte fermement.
Je n'étais pas spécialement en colère après tout, ce qu'elle m'avait dit là m'avait laissé de quoi réfléchir... Je sorti du bâtiment d'un pas vif. Je ne me retournai pas, même si mon c½ur se tordit comme pour laisser échapper un vague au revoir à toutes ces filles d'une nuit avec qui j'avais partagé tant de plaisirs. Elles allaient me manquer. Mais voilà, il fallait à présent passer à autre chose, refouler le passé et reprendre en main mon futur... Mais une seule personne me vint en tête à ce moment, et bien sûr c'était toi. J'en avais éperdument marre de me plaindre sur ce sujet là. Marre d'être ce que je suis, il fallait passer à l'acte, plus rien ne me retiendrait à présent... J'arrive Jade, je reviens te conquérir de nouveau par tous les moyens possibles.
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Hum...
Oui c'est fleur bleu pour le moment
Mais hé hé... Ça ne va pas durer !
Genre de sadique que je fais.